Profiter de loisirs en plein air accessibles à tous n’est plus un rêve, mais cela demande encore un minimum d’organisation. Entre les parcs accessibles aux personnes à mobilité réduite, les nouvelles règles de circulation comme les zones à faibles émissions (ZFE) et la recherche d’activités familiales vraiment inclusives, beaucoup de familles se sentent vite dépassées. Pourtant, en combinant bonnes adresses, astuces de transport et idées de sorties adaptées, il est possible de transformer chaque promenade ou sortie nature en moment simple, joyeux et sécurisé pour chacun.
Dans ce guide, on suit par exemple Léa, 9 ans, fan de jeux de plein air, et son grand-père Paul, en fauteuil roulant depuis peu. Leur défi ? Trouver des promenades, des sorties nature, du cyclisme ou même un pique-nique dans des jardins publics où tout le monde profite vraiment, sans que personne ne reste sur le banc. Entre bases de loisirs gratuites, sentiers de randonnée adaptés, sports de plein air et équipements innovants comme les joëlettes ou les fauteuils tout terrain, la France s’équipe progressivement pour que chacun ait accès au dehors, sans discrimination.
Au fil des sections, ce contenu vous aide à répondre à trois questions très concrètes : où aller, comment y aller légalement (Crit’Air, ZFE, parkings) et quoi faire sur place selon les profils (enfants, seniors, personnes en situation de handicap, budgets serrés). L’objectif est clair : vous permettre d’organiser vos prochaines sorties sans stress, en combinant plaisir, sécurité, inclusion et respect de l’environnement, pour que les loisirs de plein air redeviennent ce qu’ils auraient toujours dû être : un plaisir simple, vraiment partagé.
En bref
- Accessibilité : de plus en plus de parcs accessibles et bases de loisirs adaptent chemins, sanitaires, parkings et animations aux personnes en situation de handicap.
- Transport et Crit’Air : les ZFE se multiplient, rendant indispensable l’anticipation du trajet et de la vignette Crit’Air pour les sorties en voiture.
- Activités inclusives : randonnée adaptée, handiski, joëlette, kayak ou jardinage surélevé permettent aux personnes à mobilité réduite de profiter pleinement du plein air.
- Budget maîtrisé : bases de loisirs, jardins publics et idées de pique-nique offrent des journées complètes à faible coût.
- Familles et intergénérationnel : des activités familiales pensées pour tous les âges renforcent le lien entre enfants, parents et grands-parents.
- Écologie : mobilité douce, covoiturage, transports en commun et sensibilisation environnementale s’intègrent de plus en plus aux loisirs de plein air.
Sommaire : quelles questions se poser pour des loisirs en plein air accessibles à tous ?
- Pourquoi l’accessibilité des loisirs en plein air est-elle devenue essentielle ?
- Comment les ZFE et la vignette Crit’Air impactent-elles vos sorties nature ?
- Quels parcs de loisirs accessibles choisir en France selon votre région ?
- Quelles activités de plein air sont accessibles aux personnes à mobilité réduite ?
- Comment organiser un pique-nique et des jeux de plein air vraiment inclusifs ?
- Comment pratiquer randonnée, cyclisme et promenades pour tous les niveaux ?
- Bases de loisirs et jardins publics : quelles ressources gratuites ou peu chères ?
- Quels outils et aides pour planifier une sortie inclusive réussie ?
- Questions fréquentes sur les loisirs en plein air accessibles à tous
Pourquoi l’accessibilité des loisirs en plein air est-elle devenue essentielle ?
L’accessibilité des loisirs en plein air est essentielle car elle conditionne le droit fondamental de tous – y compris les personnes en situation de handicap – à profiter de la nature, des parcs de loisirs et des activités familiales au même titre que les autres.
Aller dans un parc de loisirs, se balader dans des jardins publics ou improviser un simple pique-nique ne devrait jamais ressembler à un parcours du combattant. Pourtant, pour Paul et sa petite-fille Léa, comme pour de nombreuses familles, la réalité est encore marquée par des trottoirs impraticables, des sanitaires inadaptés ou des files d’attente impossibles à tenir pour certains handicaps invisibles.
Les grands parcs comme Disneyland Paris, le Futuroscope, le Puy du Fou ou encore des sites plus spécialisés comme le Parc Dino-Zoo ont pris la mesure de cet enjeu social. Ils développent des dispositifs concrets : chemins larges, places réservées, cartes d’accès facilité, sous-titrage, signalétique sensorielle ou accompagnement PMR sur les attractions. L’objectif n’est plus seulement de “pouvoir entrer”, mais de vivre une expérience complète, du parking jusqu’au spectacle final.
Au-delà du confort, l’enjeu est aussi éducatif et citoyen : des documentaires comme « Un regard ouvert : pour des loisirs éducatifs accessibles à tous » montrent à quel point ces moments partagés contribuent au développement des enfants, à l’inclusion et à la lutte contre l’isolement. Quand tout le monde peut participer, les liens familiaux et sociaux se renforcent.

En rendant les loisirs accessibles, on ne répond pas seulement à une contrainte réglementaire, on construit une société plus juste et plus joyeuse.
Comment les ZFE et la vignette Crit’Air impactent-elles vos sorties nature ?
Les ZFE (zones à faibles émissions) et la vignette Crit’Air impactent directement vos sorties nature en voiture, car elles conditionnent la possibilité de rejoindre certains parcs accessibles urbains ou périurbains sans risquer d’amende.
Pour Paul et Léa, la voiture reste la solution la plus simple : elle permet de transporter fauteuil roulant, poussette, sac isotherme pour le pique-nique, jeux de plein air, vêtements de rechange… C’est aussi souvent le seul moyen réaliste d’atteindre une base de loisirs ou un grand parc animalier situé loin des gares. Mais cette liberté est désormais encadrée.
De nombreuses métropoles comme Paris, Lyon, Grenoble, Marseille, Toulouse, Rouen, Strasbourg et d’autres ont instauré une ZFE où la circulation dépend du niveau de vignette Crit’Air du véhicule. Sans vignette ou avec un véhicule trop ancien, l’accès est restreint et l’amende peut atteindre 135 €. Même si votre sortie vise un espace en pleine nature, le simple fait de traverser une agglomération peut vous exposer à cette réglementation.
La vignette Crit’Air se base sur trois critères : type de carburant, norme Euro et date de première mise en circulation. Une voiture électrique décroche Crit’Air 0, alors qu’un diesel ancien se voit classé en Crit’Air 4 ou 5, avec de fortes restrictions dans certaines villes. Une fois la vignette reçue, il suffit de la coller côté passager sur le pare-brise.
Pour concilier respect des règles et plaisir de la sortie, il est utile de consulter des ressources pratiques sur l’organisation de loisirs à petit budget, comme ces idées de loisirs pas chers, et de planifier l’itinéraire en tenant compte des éventuels contournements de ZFE. Anticiper ces contraintes permet de garder l’esprit libre une fois sur place.
Quels parcs de loisirs sont concernés par les ZFE et Crit’Air ?
Certains grands parcs se situent à l’intérieur ou en bordure de métropoles déjà engagées dans des politiques de ZFE, ce qui signifie qu’un minimum de vérification s’impose avant le départ.
Le tableau ci-dessous résume plusieurs cas concrets parmi les plus connus en France :
| Parc de loisirs | Région | Situation ZFE / Crit’Air | Accessibilité et services |
|---|---|---|---|
| Disneyland Paris | Île-de-France | Dans la ZFE du Grand Paris, Crit’Air requis en semaine (jour) | Parking géant, emplacements PMR, navettes et hôtels accessibles |
| Walibi Rhône-Alpes | Auvergne-Rhône-Alpes | Proche de la métropole de Lyon (ZFE stricte), à contourner si Crit’Air insuffisant | Accès routier pratique, équipements pour familles et groupes |
| Parc Astérix | Hauts-de-France | En dehors de ZFE actuellement, accès libre via l’A1 | Grand parking, services pour familles, navettes dédiées |
| Futuroscope | Nouvelle-Aquitaine | Pas de ZFE sur la zone, mais surveillance des évolutions locales | Parkings adaptés, chemins larges, fauteuils roulants disponibles |
| Réserve africaine de Sigean | Occitanie | Accessible sans restriction Crit’Air à ce jour | Parcours voiture et piéton, bonne accessibilité fauteuil |
| Marineland (Antibes) | Provence-Alpes-Côte d’Azur | Dans une métropole déployant progressivement une ZFE, à surveiller | Parcours adaptés, actions de sensibilisation à l’environnement |
| Nigloland | Grand Est | Situé en zone rurale, hors ZFE | Idéal pour escapade « nature », accès routier simple |
Planifier sa visite en tenant compte de ces éléments, c’est éviter les mauvaises surprises et se concentrer sur ce qui compte : profiter pleinement du plein air.
Des vidéos de reportages et de témoignages permettent aussi de visualiser l’accessibilité réelle des lieux avant de partir, ce qui rassure de nombreuses familles.
Quels parcs de loisirs accessibles choisir en France selon votre région ?
Les meilleurs parcs de loisirs accessibles sont ceux qui combinent infrastructures adaptées (chemins, sanitaires, parkings) et services personnalisés (accompagnement PMR, cartes d’accès, animations inclusives) tout en tenant compte des contraintes de transport comme les ZFE.
Pour Léa et Paul, le choix du parc ne se fait plus seulement sur le thème (magie, science, histoire, animaux), mais sur la capacité du site à accueillir dignement une personne à mobilité réduite. Voici quelques exemples inspirants.
Quels grands parcs illustrent les bonnes pratiques d’accessibilité ?
Plusieurs grands parcs français sont devenus des références pour leur politique d’accessibilité, souvent en collaboration avec des associations spécialisées.
- Futuroscope (Vienne) : chemins larges et sans obstacles, signalétique claire et parfois sonore, possibilité de louer un fauteuil roulant, accompagnement spécifique sur certaines attractions très immersives.
- Puy du Fou (Vendée) : gradins avec zones réservées, sous-titrage et parfois langue des signes française (LSF) sur des spectacles majeurs, parkings et sanitaires adaptés.
- Disneyland Paris : cartes d’accès spécifiques selon le type de handicap (moteur, sensoriel, cognitif), personnel formé, hôtels et navettes pensés pour l’accessibilité complète.
- Parc Dino-Zoo (Doubs) : parcours accessibles aux fauteuils, accompagnement pour visiteurs déficients visuels, mise en scène pédagogique des dinosaures adaptée aux jeunes publics.
Ces sites montrent qu’on peut concilier plaisir, immersion thématique et prise en compte fine des besoins individuels. Ils inspirent une nouvelle génération de structures et d’opérateurs comme Fun2Access, qui conçoivent des solutions innovantes pour l’accessibilité des loisirs de plein air.

Choisir un parc qui affiche clairement sa politique d’accessibilité sur son site web est un bon indicateur de sérieux et de transparence.
Comment vérifier l’accessibilité d’un parc avant de réserver ?
Avant de réserver billets et hébergement, quelques réflexes simples évitent bien des déceptions à l’arrivée.
- Consulter la rubrique dédiée à l’accessibilité du site officiel du parc (PMR, déficiences visuelles, auditives, intellectuelles).
- Appeler directement le service client pour valider certains points concrets : type de revêtement au sol, pente des chemins, disponibilité de fauteuils roulants ou de joëlettes, files d’attente adaptées.
- Vérifier l’accès aux jeux de plein air pour les enfants : aires de jeux inclusives, balançoires avec harnais, zones sensorielles.
- Comparer avec des retours d’expérience sur les forums, blogs spécialisés ou via des plateformes d’idées de loisirs et d’inspiration.
- Contrôler le trajet : présence potentielle de ZFE, état des parkings, options de transports en commun accessibles.
Cette double vérification – en ligne et par téléphone – offre une vision beaucoup plus réaliste que la simple brochure promotionnelle.
Quelles activités de plein air sont accessibles aux personnes à mobilité réduite ?
De nombreuses activités de plein air sont aujourd’hui accessibles aux personnes à mobilité réduite, allant de la randonnée aménagée au handiski en passant par les balades nautiques, l’équithérapie ou les jardins adaptés.
Contrairement aux idées reçues, la nature n’est pas réservée aux grands sportifs valides. Avec les bons aménagements, Léa et Paul peuvent partager des moments intenses : admirer un panorama, ressentir la glisse sur la neige ou glisser silencieusement sur un lac en kayak. Voici un panorama des sports adaptés et activités les plus intéressants.
Comment pratiquer une randonnée accessible ?
La randonnée accessible repose sur des sentiers spécialement aménagés pour les fauteuils roulants, les poussettes et les personnes ayant des difficultés de marche.
En France, des réseaux comme « Sentier accessible » recensent des itinéraires avec pentes limitées, revêtements stabilisés, aires de repos régulières et signalétique claire. Certains itinéraires offrent même des points d’observation pour des observations naturelles (oiseaux, flore, paysages) depuis des plateformes accessibles.
Pour les terrains plus escarpés, des associations de montagne et structures handisport proposent la joëlette, ce fauteuil tout-terrain à une roue, tracté et stabilisé par une ou deux personnes. C’est l’occasion pour une personne en situation de handicap de découvrir des sentiers de montagne ou des collines qui seraient autrement inaccessibles.
Quels sports nautiques et d’hiver sont adaptés ?
Les activités nautiques et d’hiver sont de plus en plus accessibles grâce à des équipements spécifiques et à un encadrement formé.
- Kayak et canoë adaptés : embarcations stables, sièges moulés, poignées renforcées, rampes d’embarquement.
- Paddle adapté : planches plus larges, sièges ou barres de maintien pour pratiquer assis.
- Handiski : fauteuils-ski assis (uniski, dualski), accompagnement par un moniteur spécialisé pour goûter aux sensations de glisse.
Ces expériences sont généralement encadrées par des moniteurs formés à l’accueil des personnes en situation de handicap, souvent en lien avec des clubs handisport. Des dossiers complets sur les loisirs et activités d’hiver peuvent aider à repérer les stations de montagne les mieux équipées.
Quelles autres idées d’activités de plein air adaptées ?
Au-delà de la randonnée ou de la glisse, une multitude d’activités plus calmes ou créatives peuvent se pratiquer dehors.
- Équithérapie : travail avec le cheval pour renforcer musculature, équilibre et confiance en soi.
- Jardinage adapté : bacs surélevés, outils ergonomiques, potagers en permaculture accessibles en fauteuil.
- Fauteuil tout terrain : engins électriques ou manuels permettant d’explorer des chemins forestiers ou des plages.
- Pêche accessible : pontons adaptés, sièges spécifiques, encadrement.
- Observation de la nature : sorties d’ornithologie, photographies, balades sensorielles.
La clé est de bien se renseigner auprès des offices de tourisme, associations locales et bases de plein air, qui orientent vers des offres de sports adaptés réellement sécurisées.
De nombreux clubs et associations publient des vidéos pédagogiques montrant concrètement comment se déroulent ces activités, ce qui peut rassurer les participants et leurs proches.
Comment organiser un pique-nique et des jeux de plein air vraiment inclusifs ?
Un pique-nique inclusif repose sur le choix d’un lieu accessible (cheminements, tables, sanitaires) et sur des jeux de plein air adaptés à tous les âges et capacités physiques, afin que personne ne soit spectateur.
Pour Léa, les meilleurs souvenirs ne sont pas forcément les plus chers, mais ceux où tout le monde joue. Une table de pique-nique avec plan incliné, un terrain stable pour circuler en fauteuil, de l’ombre en été et des toilettes accessibles suffisent parfois à transformer un simple jardin public en véritable base de loisirs familiale.
Quels jeux de plein air privilégier pour inclure tout le monde ?
Certains jeux restent l’apanage des plus valides, mais il existe une multitude de variantes qui permettent d’intégrer facilement tous les participants.
- Jeux de lancer (molkky, pétanque, frisbee souple) où on peut jouer assis ou debout.
- Jeux coopératifs plutôt que compétitifs, pour favoriser l’entraide entre enfants et adultes.
- Parcours sensoriels simples (textures, odeurs, sons de la nature) pour les plus petits ou les personnes avec troubles cognitifs.
- Chasses au trésor nature : chercher des feuilles, couleurs, formes, animaux observables à distance.
Des aires de jeux inclusives, comme celles présentées par des projets tels qu’Activhandi, proposent également des structures adaptées aux enfants avec handicap moteur, visuel ou intellectuel.
Comment s’adapter aux saisons et à la météo ?
La météo ne doit pas être un frein systématique, mais elle demande une préparation adaptée, notamment pour les personnes fragiles.
L’hiver, on peut privilégier les sorties courtes, bien équipées, en s’inspirant des idées d’activités pour sortir même quand il fait froid. L’été, les parcs ombragés, jeux d’eau et horaires en matinée ou en fin de journée permettent d’éviter les coups de chaleur, avec des suggestions d’activités pour rester au frais.
Avoir un « kit plein air » prêt (ponchos, chapeaux, crème solaire, petit plaid, jeux compacts) simplifie le départ et rend les improvisations beaucoup plus faciles.
Comment pratiquer randonnée, cyclisme et promenades pour tous les niveaux ?
Pour pratiquer randonnée, cyclisme et promenades avec tous les profils, il faut adapter la distance, le dénivelé, l’équipement et le rythme, afin que chacun puisse participer sans se mettre en danger.
Au lieu de viser une performance sportive, la famille de Paul choisit des boucles courtes, avec possibilité de raccourcir ou de s’arrêter dans un café ou un jardin public. Les technologies (GPS, applications de cartographie, sites de collectivités) aident à repérer les parcours adaptés.
Comment adapter la randonnée et les promenades ?
Pour une promenade inclusive, on part du profil le moins mobile. On privilégie des circuits :
- avec peu de dénivelé et un sol régulier (stabilisé, bitume, pontons de bois),
- avec des bancs ou zones de repos espacés régulièrement,
- avec des points d’intérêt pour motiver les enfants (aires de jeux de plein air, étang pour l’observation de la nature, belvédère).
Beaucoup de communes détaillent désormais ces informations sur leurs sites, et certains guides spécialisés recensent les itinéraires certifiés accessibles.
Comment rendre le cyclisme plus accessible ?
Le cyclisme peut lui aussi devenir un loisir inclusif, à condition d’oser d’autres types de vélos.
- Vélos à assistance électrique pour les adultes peu sportifs ou les grands-parents.
- Vélos cargos pour transporter un enfant ou un adulte léger ne pouvant pédaler.
- Handbikes et tricycles pour les personnes en situation de handicap moteur.
Les voies vertes et anciennes voies ferrées aménagées sont parfaites pour ce type de pratique : peu de voitures, pentes faibles, nombreuses aires de repos. On peut y prévoir des pauses pique-nique et des jeux rapides pour rythmer la balade.
Bases de loisirs et jardins publics : quelles ressources gratuites ou peu chères ?
Les bases de loisirs gratuites ou peu chères et les jardins publics bien équipés constituent une solution idéale pour des journées complètes en plein air, sans exploser le budget.
De nombreuses régions françaises ont développé des bases de loisirs offrant plages surveillées, aires de jeux, sentiers de randonnée, zones de pique-nique et même petites activités nautiques, parfois gratuitement, parfois à prix très modéré. Certaines sont particulièrement attentives à l’accessibilité (rampe d’accès à l’eau, sanitaires adaptés, parkings réservés).
Quelles activités familiales peut-on pratiquer dans ces espaces ?
Une journée type dans une base de loisirs ou un grand parc urbain peut combiner :
- Promenades et observation de la faune et de la flore.
- Jeux de plein air pour les enfants (toboggans, tyroliennes, structures inclusives).
- Activités familiales comme kayak sur un étang, pédalo, minigolf ou parcours de santé.
- Moments calmes de lecture, yoga doux ou méditation en pleine nature.
Pour trouver l’inspiration, on peut consulter des sélections d’activités seul, en couple ou en famille et des idées pour ne jamais manquer de propositions, même en cas d’ennui, comme sur cette page dédiée aux idées de loisirs contre l’ennui.
Comment gérer le budget loisirs de plein air ?
Si l’entrée dans certains parcs est gratuite, les dépenses annexes (parking, restauration, location de matériel) peuvent vite s’additionner. Pour rester dans un budget raisonnable :
- préparer son propre pique-nique et des gourdes,
- repérer à l’avance les espaces gratuits (aires de jeux de plein air, plages publiques),
- regrouper plusieurs familles pour partager les frais de carburant et de location éventuelle.
Des ressources comme ce guide sur les loisirs d’extérieur et de plein air ou encore des dossiers sur les loisirs à moins de 10 euros permettent de composer des week-ends entiers sans se ruiner.
Quels outils et aides pour planifier une sortie inclusive réussie ?
Pour planifier une sortie inclusive réussie, il est utile de combiner outils numériques (sites, applis, vidéos), conseils d’experts (associations, offices de tourisme) et une check-list simple à suivre avant le départ.
Léa et Paul ont fini par adopter une sorte de rituel, qui commence la veille : on regarde la météo, on vérifie la vignette Crit’Air, on prépare les sacs de jeux, on recharge le fauteuil électrique si besoin. Cette organisation en amont enlève beaucoup de stress le jour J.
Quels sont les réflexes à avoir avant de partir ?
Voici une check-list pratique pour toute sortie de loisirs en plein air accessible :
- Trajet : vérifier la présence de ZFE sur l’itinéraire et la validité de la vignette Crit’Air.
- Accessibilité du lieu : consulter le site officiel, appeler si besoin, vérifier parkings, sanitaires, chemins.
- Santé et sécurité : médicaments, dossiers médicaux utiles, numéros d’urgence.
- Équipement : fauteuil, cannes, coussins, vêtements adaptés à la saison, protections soleil/pluie.
- Activités : prévoir 2 ou 3 options (promenade, jeux de plein air, observations naturelles) pour s’adapter à l’énergie du groupe.
- Temps libre : laisser de la place à l’imprévu, aux pauses, à la contemplation.
Pour ne pas sacrifier ces moments à cause d’un emploi du temps surchargé, des ressources comme ce guide pour créer du temps pour les loisirs rappellent l’importance de sanctuariser des créneaux pour le plein air dans la semaine ou le mois.
Quels acteurs peuvent vous accompagner ?
De nombreux acteurs peuvent vous aider à organiser des sorties de qualité :
- Associations handisport : proposent des initiations, prêt de matériel, accompagnement.
- Offices de tourisme : de plus en plus formés aux enjeux de l’accessibilité.
- Entreprises spécialisées comme Fun2Access : conçoivent et déploient des solutions d’accessibilité pour les loisirs de plein air.
- Collectivités locales : font parfois appel à des ambassadeurs handicap pour co-construire des parcours inclusifs.
Demander conseil à ces structures, c’est gagner du temps, mais aussi encourager les acteurs engagés à poursuivre leurs efforts en faveur de loisirs vraiment ouverts à tous.

Avec quelques réflexes simples et les bons partenaires, chaque sortie en plein air peut devenir une expérience positive, inclusive et mémorable.
Comment trouver rapidement des parcs accessibles près de chez moi ?
Pour repérer des parcs accessibles près de chez vous, commencez par les sites des mairies, offices de tourisme et départements, qui listent souvent les jardins publics, bases de loisirs et itinéraires de promenade adaptés. Des plateformes spécialisées en accessibilité, des blogs dédiés au handicap et des associations locales handisport proposent aussi des cartes interactives et des retours d’expérience. Enfin, n’hésitez pas à appeler directement les parcs de loisirs pour vérifier l’accessibilité réelle (parkings, sanitaires, chemins, aires de jeux).
Quelles sont les erreurs les plus fréquentes quand on organise une sortie inclusive ?
Les erreurs fréquentes sont de sous-estimer la fatigue (distances trop longues), d’ignorer le relief du parcours, de négliger l’accessibilité des sanitaires, ou encore de ne pas vérifier les contraintes de circulation liées aux ZFE et à la vignette Crit’Air. Autre piège : prévoir uniquement des activités compétitives ou trop physiques, qui excluent une partie du groupe. Mieux vaut miser sur des activités familiales variées, des temps de pause et des plans B en cas de météo défavorable.
Les activités de plein air accessibles coûtent-elles plus cher ?
Pas nécessairement. Beaucoup de loisirs en plein air accessibles sont gratuits ou très abordables : promenades sur des sentiers adaptés, journées dans des bases de loisirs publiques, pique-niques dans les jardins publics, observation de la nature ou randonnées courtes. Ce qui peut coûter plus cher, c’est la location de matériel spécifique (joëlette, handbike, fauteuil tout terrain) ou l’encadrement spécialisé, mais des associations et clubs handisport proposent souvent des tarifs réduits ou des prêts ponctuels.
Comment savoir si une activité sportive est vraiment adaptée à mon handicap ?
Pour vérifier qu’un sport est adapté, contactez directement l’organisateur (club, station, base nautique) et demandez quels types de handicap ils accueillent habituellement et avec quel matériel. Les moniteurs formés au handisport sont capables d’évaluer, avec vous, les contraintes et les aménagements nécessaires. Il est préférable de commencer par une séance découverte encadrée, dans un cadre sécurisé, plutôt que de tester seul du matériel inconnu.
Que faire si la météo se dégrade alors qu’une sortie en plein air est prévue ?
Si la météo se dégrade, la priorité est de préserver le confort et la sécurité des personnes les plus fragiles. Prévoyez toujours une solution de repli en intérieur proche du lieu de sortie (médiathèque, espace culturel, café accessible), ou remplacez une activité extérieure par une activité en intérieur, en puisant par exemple dans des idées d’activités indoor proposées par des guides spécialisés. Avoir des vêtements de pluie, des couvertures légères et un moyen de rentrer facilement (transport ou véhicule prêt) limite les risques et le stress.
